Guide touristique de Bucarest
Bucarest (Bucuresti en roumain) située entre les rives du Danube et l’extrémité méridionale des Carpates, se présente come la digne capitale de la Roumanie car même si ce n’est pas la ville la plus peuplée du pays, elle en est indubitablement le centre culturel et économique.
Les plus anciennes traces humaines remontent à la préhistoire, il y a environ 150 000 ans ! Le nom de Bucarest est apparu seulement en 1459, sous le règne de Vlad I, surnommé « l’Empaleur » (les fans de Coppola le reconnaitront), il fit construire la forteresse de Bucarest principalement pour défendre son territoire des Turcs. Sous la domination des Ottomans, la ville s’est énormément développée, jusqu’à devenir le plus important centre économique de la Valaquie dont elle fut choisie comme capitale en 1659. La révolte paysanne qui éclata en 1821, première manifestation en Valaquie, menée par Tudor Vladimirescu, mis fin au gouvernement des Fanarioti. En janvier 1859, sous l’influence de Napoléon III, Alexandru Ioan Cuza , déjà prince de Moldavie, est élu souverain de Valaquie : cette date marque l’unification du nouvel Etat ainsi formé, la Roumanie, et l’établissement de Bucarest comme capitale en 1861.
Au début du XXème siècle, la ville acquiert un nouvel aspect avec l’éclairage de ses rues par des lampes à pétrole et ampoules électriques. Communément appelée la « Paris de l’Est », la ville s’est subitement développée au sortir de la Deuxième Guerre Mondiale, période qui coïncide avec une grande croissance du point de vue architectural. C’est également là qu’est née la légende de Dracula, qui représente pour la ville une part non négligeable de son histoire. Vlad Dracul fut nommé défenseur de l’Ordre des Dragons par le roi des Hongrois. Il avait l’habitude de signer Draculea ou Draculya (fils du diable), ce qui s’est par la suite transformé en Dracula. Il gouverna la Valaquie et fut battu par les Turcs, le contraignant à s’établir en Hongrie. Dracula est enterré dans l’église du monastère de Snagov, sur une ile proche de Bucarest.
Le cœur de Bucarest est représenté par l’immense Maison du Peuple, un bâtiment de douze étages voulu par le dictateur Ceausescu, qui voulait qu’elle soit le bâtiment le plus grand du monde après le Pentagone. Dans la vieille ville de Bucarest, l’Eglise de la Cour Princière, construite au XVIème siècle abrite d’admirables fresques parfaitement conservées. Dans la partie occidentale de la ville, le Cimetière civil de Ghencea est connu comme dernier lieu de repos pour Ceausescu ; on y découvre sa tombe décorée de fleurs et bougies.
La ville nouvelle est caractérisée par son grand nombre de places, points de départ des routes et grandes avenues. Bucarest est surtout reconnue pour la profusion de ses églises en général de style byzantin, entre lesquelles on retiendra la Curtea Veche, le Monastère Antim (1715), Stavropoleos (1724) et Spiridon (1747).





